Mais que s’est-il passé ?

Je reviens donc sur ma journée foireuse de ce début de semaine.

Mardi matin, j’arrive au bureau avec mes collègues et après avoir bu un café toutes ensembles, nous nous mettons sur nos tâches respectives.

Débarque alors mon patron, qui d’un ton nerveux demande à ce que ma collègue et moi-même allions dans son bureau pour une réunion car il veut tout réorganiser. Et il rajoute sur le même ton :

« Et Isa, va falloir que tu te mettes à répondre au téléphone, parce que j’entends que « ta collègue » quand j’appelle et elle me fout constamment en attente, alors il va falloir que toi aussi tu décroches le téléphone parce que là ça ne va pas du tout !!! Alors, vous prenez vos fiches de poste que je vous ai demandées de faire et vous allez dans mon bureau, on va crever cet abcès là et tout de suite ! »

Euh là, je me suis trouvée complètement déconfite, à ne pas comprendre ce qui arrivait, d’autant que mon patron venait de me signifier clairement que je ne foutais rien au bureau…

Et ça, c’est exactement le genre de situation que je suis incapable de gérer !!! Résultat, l’émotion me prend, les larmes me montent aux yeux et je n’arrive absolument pas à les endiguer… La honte totale en fait !

D’autant que si il y a bien un endroit où je n’ai rien à me reprocher, c’est bien au travail ! Je ne suis pas parfaite, je fais aussi des erreurs, et il m’arrive de trainer sur les blogs. Mais lorsque le téléphone sonne, quand bien même je suis remontée contre ma collègue, je réponds aux clients, et je fais mon taf du mieux possible. Et puis pour mémoire, il y a 3 mois de cela, il ne voulait plus que je prenne le téléphone car je devais me concentrer sur tout autre chose… ‘fin bref, ça change tous les jours ici !!!

On se retrouve donc dans le bureau du patron.

Il reprend en insistant sur le fait qu’il fallait crever l’abcès entre ma collègue et moi-même, que la tension était palpable et qu’il fallait que j’arrête de faire de la politique (à savoir ménager les susceptibilités de tout le monde dans la société), que je devais dire ce qui n’allait pas, que je devais arrêter de tout garder pour moi afin de ne pas vexer les autres… Et qu’il voyait que je venais au bureau à reculons ! Il me précise qu’il sait très bien que je suis capable de lui balancer ma démission sur un coup de tête, mais qu’il ne souhaite pas ça, qu’il veut que je sois bien et épanouie au bureau, c’est pour cela qu’il veut tout réorganiser. Ensuite il me dit qu’il s’excuse, qu’il s’est mal exprimé, qu’il ne remet pas en question mon travail bien au contraire, qu’il sait que je suis un bon élément, et que je devrai bien le savoir puisque lors de mon entretien individuel de fin d’année, il m’a bien précisé ce qu’il pensait de moi.

Moi… toujours en pleurs évidemment ! Enervée contre moi-même, contre ma collègue que je soupçonne d’être aller se plaindre…

Puis il se met à parler du fait que ma collègue avait craqué récemment et qu’il fallait la décharger car elle n’y arrivait plus, qu’elle avait une charge de travail trop importante.

Là, j’ai pété un plomb en direct live… et j’ai vidé mon sac.

Ben non évidemment non, j’ai encore fermé ma g* trop conne que je suis !! J’ai tout gardé pour moi, au lieu de lui dire :

Que si craquage il y avait eu, c’était pendant que j’étais en congés et que forcément, n’étant pas là, je ne pouvais pas répondre au téléphone à ce moment-là et gérer certains dossiers pour soulager ma collègue.

Que lorsque je ne suis pas là, mon boulot ne se fait pas et qu’il s’accumule… alors que lorsque ma collègue n’est pas là, c’est tout l’inverse, je fais mon boulot ET le sien… Et que bizarrement personne ne se pose la question dans ce sens.

Que si ma collègue était débordée, c’était peut être parce qu’elle passait son temps à discuter sur msn ou facebook.

Qu’il y a 3 mois de ça, il ne voulait plus que je prenne le standard en priorité.

Non, j’ai rien dit, je suis restée là, le regard hagard… scotchée, persuadée que ma collègue avait dû se plaindre derrière mon dos (déjà qu’à mon retour de congés on m’a refilé une partie de son boulot sans me prévenir…). Incapable de parler, de me « défendre », de donner mes arguments…

Pour le coup, j’étais dans un tel état d’énervement que je ruminais, que j’étais en train de me dire que oui effectivement j’allais démissionner et basta.

Puis il a décidé que nous devions nous organiser différemment, nous partager les tâches d’une manière plus logique (ah ben tiens…) et qu’il n’empêche que nous devions quand même crever l’abcès qu’il y avait entre elle et moi. Il nous a renvoyé à nos tâches respectives pour convoquer mes autres collègues pour qu’elles se réorganisent aussi…

J’ai rien dit, je suis retournée à mon taf, midi est arrivé, je suis rentrée chez moi… A mon retour à 14 h, il aurait suffit d’un mot pour que je m’en aille définitivement.

Et puis vers 16 h, ma collègue m’a envoyé un message sur msn, me précisant qu’elle n’avait pas demandé la réunion, mais qu’elle ne voulait pas rester à travailler dans cette ambiance et que si j’étais d’accord, on pouvait se voir le soir après le boulot pour en parler.

J’ai accepté… me posant la question de ce que j’allais pouvoir dire, mais avec le sentiment qu’il fallait qu’on en discute, qu’on mette les points sur les i, qu’on reparte sur de meilleures bases. Parce que j’ai beau frimer ici et m’emporter contre elle, c’est typiquement le genre de situation que je n’apprécie pas et qui me met à mal.

On a discuté une heure, elle a beaucoup parlé, du fait que depuis plusieurs mois je n’avais pas d’entrain au boulot, que je ne rigolais plus comme avant, qu’elle ne savait pas comment me « prendre » pour parler… Et moi ? moi j’ai juste dit que je n’appréciais pas que les choses se passent derrière mon dos (en fait elle n’a pas été voir mon patron pour se plaindre, mais elle en a parlé avec sa femme qui a bien sûr tout rapporté), que j’avais du mal à parler, que j’avais du mal à supporter son attitude de tout le temps s’emporter contre tout le monde, de tout le temps hurler, que j’avais besoin de calme aussi pour travailler et que j’étais lassée des revirements de situation constants que nous vivions ici… Elle a compris que ce n’était pas forcément simple pour moi non plus, elle a été d’accord sur le fait que personne ne faisait mon boulot pendant mon absence et s’est même proposée pour le faire en partie…

On s’est mise d’accord, on s’est réparti le travail de manière intelligente et beaucoup plus pratique que ce qui nous avait été imposé par la direction au tout début… On va se laisser du temps pour retrouver nos marques, on est d’accord sur le fait de se dire clairement et franchement les choses qui ne nous conviennent pas dans le boulot avant que ça ne dégénère.

On verra bien… ce ne sera jamais une amie, ça restera une collègue, mais au moins peut être une bonne collègue… Le temps me le dira ! Mais aujourd’hui, je suis arrivée plus calme au bureau et l’ambiance est beaucoup plus détendue…

Le soir, j’avais BM à la maison… Pas là depuis 5 minutes que déjà, on avait droit à sa comédie… ce sera pour une autre fois, hein là j’ai déjà été très longue je crois !



Bucolique…

J’ai la chance de travailler dans un cadre bucolique, très bucolique :

Les bureaux de la société qui m’emploie sont situés au rez-de chaussée de l’immense villa dans laquelle vit mon patron. Laquelle villa est en pleine campagne, et juste en bord de Loire…

Par la grande baie vitrée de mon bureau, je peux voir le cheval de mon patron (enfin de sa chère et tendre) galoper dans le pré ; le chien de son fils faire ses besoins et pourrir les vitres avec ses pattes et le chat de toute la famille miauler pour entrer et dès lors qu’il est à l’intérieur, s’installer sur nos claviers pour ronronner, grignoter nos micro-casque ou traverser les bureaux en rampant sur le côté…

Et je ne parle pas des enfants qui, lorsqu’ils sont en congés bien sûr, traversent le couloir qui sépare nos différents bureaux en roller et en hurlant !!!

Pour ajouter à ce joli coin de verdure, Charles Ingalls mon patron fait bâtir une piscine à débordement…

Jusque-là, rien d’extraordinaire me direz-vous, il est chez lui et il a les moyens financiers pour cette réalisation.

Là où il y a véritablement un problème, c’est que des travaux de ce genre sont très très très bruyants !!!

Déjà, la piscine se situe presque derrière les fenêtres de mon bureau et les ouvriers habitués à travailler dans le bruit passent une bonne partie de la journée derrière ma baie vitrée à crier, siffler, etc… Et vu l’isolation du bâtiment (toutes les baies vitrées sont en simple vitrage), nous avons droit à toutes leurs blagues foireuses, leurs sifflements stridents, sans parler de la vue sur leur magnifique postérieur rarement sexy (pardon emoticone). A croire qu’ils n’ont pas les moyens de se payer une salopette intégrale… ‘fin bref !

Mais le pire du pire, c’est la perceuse que nous entendons régulièrement depuis quelques temps et ce matin, ils sont obligés de percer le mur de mon bureau pour pouvoir y raccorder je ne sais quelle barre de fer… Cependant, je vous rappelle qu’en dehors de l’ordinateur, le téléphone est l’outil principal de mon travail…

Donc depuis ce matin, Mr l’ouvrier machiavélique perce des trous dans mon mur, rouspète quand je lui demande d’arrêter quelques instants pour me reposer le cerveau que je puisse répondre aux clients et prend un malin plaisir à me dire : « j’en ai pour 2 minutes » alors que ça dure déjà depuis près de 2 heures (avec quelques pauses hein…).

Là, j’avoue un mal de crâne des plus violents, et une envie de rentrer chez moi vite fait pour me mettre au calme… mais avant cela, vu que je suis quelqu’un de très sympa, je voulais vous faire partager ce doux son, en direct live de la campagne ligérienne… (Non ne me remerciez pas, c’est cadeau !)

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Bon alors j’avoue qu’après moults essais, je ne suis pas arrivée à transférer ce fichier de mon téléphone, alors j’ai filmer mon téléphone avec le son, d’où une vidéo sans intérêt avec un son formidable minable…

Bon, voyons quand même le côté positif de la situation, je n’écoute plus ma collègue de bureau et ça s’avère être un avantage non négligeable…

 



Boulot…

Alors je vous avais déjà parlé de mon travail et de ma chère collègue de bureau que j’affectionne tout particulièrement…

Cela fait moins de 24 h que j’ai repris le travail et je suis déjà désespérée (euh c’est p’têt un peu exagéré comme terme hein…)

Je me suis absentée une semaine, et durant ce laps de temps :

- mon travail s’est accumulé sans que personne n’y jette un oeil. Il faut dire que personne dans le staff administratif ne « sait » faire toute une partie de mon boulot, résultat, dès que je suis absente ben il s’accumule, sans qu’il y ait de conséquences certes, mais bon à mon retour j’ai double de travail…

- ma S* de collègue a réussi à me faire refiler une partie de son propre boulot sans m’en parler au préalable bien sûr. Dès que j’ai eu le dos tourné pour cause de vacances méritées, elle est allée voir mon patron en disant qu’elle ne s’en sortait pas et qu’il fallait qu’elle abandonne certaines tâches… précision étant faite qu’elle passe près d’un tiers de son temps sur facebook, msn !!! mais bon ce que j’en dis moi…

- Une de mes collègues part en congés mi-mai et d’ici là, il faut qu’elle me forme sur une partie de son travail afin que je puisse la remplacer pendant son absence. Il vrai que pour la pérennité de notre taf à tous, on ne peut pas laisser s’accumuler ses tâches à elle, mais c’est encore sur moi qu’on va devoir compter…

Alors si je suis philosophe, je me dis que c’est parce que mes employeurs savent que je suis capable de tout faire, mais si je suis réaliste, je pense que je suis vraiment qu’une pauvre carpette incapable de se rebeller !!!

Euh, par contre, je NE DECROCHE PLUS le téléphone, non mais faut pas déconner non plus !!! Ué je sais, c’est super méchant ce que je fais (on se croirait dans une cour de récré ici, je vous jure…)

Et franchement vu le temps et la douceur qu’il fait, j’ai juste envie d’être en terrasse et de tous les planter là… mais bon, comme beaucoup d’autres choses, je vais continuer à supporter étant donner que ce n’est pas vraiment le plein emploi actuellement… Quoi que contrairement aux apparences, j’ai déjà agi comme cela dans un de mes jobs précédents (ah mais suis je bête, à l’époque je n’avais pas d’enfants… forcément emoticone )

Sur ce, je vais m’ouvrir une petite bouteille, histoire de me rafraîchir, me détendre et oublier mes petites tracasseries totalement anodines.

Comment ça on est lundi ? Ben j’ai pas d’enfants cette semaine, alors je peux boire comme je veux et quand je veux…

Aller, à la bonne vôtre !!!

 



Reprise…

Voilà c’est déjà la reprise…

Après une semaine agréable et un dimanche estival passé avec des amis à oublier mes tourments, il faut recommencer la semaine, reprendre la routine quotidienne, à une exception près que les filles ne sont pas à la maison jusqu’à vendredi. On va se regarder dans le blanc des yeux avec l’Homme…

Alors pour débuter la semaine, un peu de musique, histoire de se donner de l’entrain ;-)

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Celle-là parce qu’en voiture, elle me réveille quand je pars au travail…

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Celle-là parce que je suis toujours à fond avec La Roux…

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Celle-là parce que je voue un culte à Scarlett Johansson…

 

Bon début de semaine à toutes (et tous ???)…



Limit Nervous Breakdown…

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Il y a des jours comme ça où tout va mal au bureau…

Un boulot monstre qu’il faut finir dans un temps impossible (alors que certains dossiers trainent depuis 3 semaines en attente de validation par la direction…)

Une connection internet qui lâche pendant 3 heures (alors que c’est l’outil principal de mon travail et que je suis déjà débordée…)

Un mail reçu de la direction nous annonçant que les jours fériés ne sont pas des acquis et qu’il va falloir qu’on demande à chaque fois pour les poser, qu’ils ne seront pas payés si on ne les travaille pas  (de toute façon j’ai un boulot dingue donc des jours de congés ce serait abuser…)

Une nouvelle collègue de travail qui n’est autre que la chère et tendre de mon boss (pas qu’elle soit désagréable, hein mais c’est la femme du patron quand même…)

Et je ne parlerai même pas de ma colocataire de bureau…

Heureusement que nous sommes vendredi et pas lundi… parce que je crois bien que je pourrais démissionner sur un coup de tête et ouvrir une crêperie !!!

Sur ce Bon Week-End à toutes, je vous dis peut-être à lundi (si je m’en sors vivante) car là j’ai 5 marmots à gérer ce WE avec l’Homme en vadrouille tout le samedi… et je crois bien que je vais très légèrement être dépassée par les évènements !!!

(petite annonce de dernière minute : si vous ne savez pas quoi faire ce WE, si vous avez besoin d’ambiance, si vous avez le bafa, des compétences avec les enfants la plus petite capacité à gérer des enfants… VOUS ETES BIENVENUE CHEZ MOI)

Limit Nervous Breakdown



Message personnel…

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A la personne qui se reconnaitra :

Oui, il est 17 h 30

Oui, je suis au boulot

Oui, je surfe sur les blogs

Oui, je sais que ce n’est pas bien

Oui, je m’en fiche

NON JE NE SUIS PAS PARFAITE…

Ah, tu le savais déjà !!! Bon ben tant pis.



Enervée…

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Alors que les choses soient claires, il y a des jours où un rien m’énerve… La ou les raisons m’échappent mais c’est ainsi que certains matins je me lève du pied gauche, de mauvais poil, mal lunée, (rayer la mention inutile).

Et aujourd’hui, je suis passablement énervée… C’est un peu irrationnel mais de ce fait les côtés désagréables de mon boulot que je supporte en tant normal sont exacerbés par cet état…

Je suis assistante administrative (en langage courant : secrétaire). A la base, j’aime beaucoup mon boulot. Mes taches sont variées, j’ai un bon contact téléphonique avec la clientèle, et l’ambiance de travail est sympa…

Cependant depuis que je suis arrivée au bureau ce matin, chaque appel téléphonique que je prends… je tombe sur un pénible, un agressif, un mal-luné comme moi… Ben je peux vous dire qu’on ne fait pas bon ménage !!!

D’autant que je ne suis pas sensée répondre constamment au téléphone… je ne devrais décrocher que pour décharger ma collègue de bureau qui est standardiste, mais ça, elle ne l’entend pas de la même manière… Donc je suis contrainte de répondre au téléphone vu qu’elle ne bouge pas un doigt pour cela… Et ça rajoute à mon énervement car je suis bien entendu occupée par d’autres choses…

Bon, je suis professionnelle quand même, je ne vais pas être désagréable au téléphone (quoi que), cependant avec certains personnages, après avoir essuyé diverses remarques ou noms d’oiseaux, je me permets de leur raccrocher au nez (en les prévenant tout de même : « Ecoutez, vu la tournure que cela prend, je vais désormais terminer cette conversation en raccrochant et dès que vous aurez retrouvé votre calme, n’hésitez pas à nous recontacter !… c’est bien dit hein ? c’est courtois ?…). Ca va du type grossier, en passant par celui qui m’engueule pour une connerie faite par ma collègue de bureau.

Laquelle collègue de bureau me fout les nerfs en pelote avec ses airs de sainte-nitouche, qui fait conneries sur conneries (mais ce n’est jamais de sa faute), qui a une voix de crécelle (mais bon, elle n’y peut rien), un ton péjoratif à chaque communication quelle ponctue à coup de poing sur son bureau, et cerise sur le gâteau… qui n’est jamais, je dis bien JAMAIS contente !!! Tous les clients sont des débiles (ce sont ses propres mots…) qui ne comprennent rien. Elle a toujours un problème avec son logiciel, avec tel collègue, avec tel client, avec son coeur, avec sa tête, alouette…. Bon, il faut également préciser qu’elle passe son temps à papoter avec sa maman (oui parce qu’à 26 ans elle a besoin de téléphoner 5 fois par jour à môman et entre chaque appel, ben elle lui écrit sur msn) ou avec ses ami(es) sur msn, facebook, par sms, etc… ou à minauder dans les couloirs avec les collègues masculins. Par conséquent, il me parait difficile d’être concentré sur son travail dans ces conditions !

Bon, elle a des aspects sympas, c’est une bonne collègue avec qui on discute, on rigole parfois, etc… mais dans le travail proprement dit, c’est l’horreur. Elle ne supporte aucune remarque (tiens encore un appel d’un notaire qui me fait savoir qu’il a reçu deux dossiers mélangés… et devinez qui s’occupe des impressions et envois des dossiers hein… qui ????).

Disons que j’ai mes défauts, je ne prétends pas être parfaite et j’ai fait, (je fais et je ferais) des erreurs mais le minimum, c’est de reconnaître ses torts et d’assumer les conséquences.

Enfin tout ça pour vous dire que quand je suis de mauvais poil le matin, je focalise sur cette collègue (et sa voix insupportable) et cela n’arrange en rien mon état !!!

Voilà, c’était mon coup de sang du jour, mon défouloire perso… demain ou plus tard, un autre post plus agréable sans doute.

Et juste pour le fun :

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Quand j’étais pompier…

Il y nombre d’années de cela… déjà !!!  j’ai été pompier…

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Vous dire pourquoi ? par envie, par passion, par vocation surtout parce que je voulais aider les autres d’une manière ou d’une autre, mais également parce que mon papa était lui aussi pompier volontaire. Je voulais qu’il soit vraiment fière de moi.

 

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De 12 ans à 16 ans, j’étais « JSP » (jeune sapeur pompier), j’apprenais le métier. Comme certains vont au sport le mercredi ou le samedi, moi j’allais à la caserne pour suivre des cours théoriques et pratiques sur la conduite à tenir pour sauver des vies, éteindre un incendie, etc… Nous faisions également du sport. J’adorais cela…

J’ai passé mon Brevet National de Secourisme puis la mention « Ranimation ».

Et puis dès lors que j’ai eu 16 ans, j’ai intégré le corps des Sapeurs-Pompiers Volontaires de ma petite commune. Je ne détaillerai pas les diverses interventions plus ou moins importantes, souvent dramatiques, quelques fois cocasses. On touche de près à la détresse et à la misère humaine. Cela laisse des traces que je n’ai pas toujours su effacer de ma mémoire.

Cependant, je voudrais vous raconter l’une de ces interventions qui m’a marquée à jamais :

Lors d’une formation, nous avons eu un cours sur les accouchements inopinés. Je vous passerai les détails du cours qui étaient plutôt techniques.

Mais je me souviens particulièrement de la question d’un collègue plutôt angoissé à l’idée de devoir intervenir sur ce genre de cas et qui avait demandé si cela arrivait souvent… et de la réponse du formateur : « vous avez une chance sur 1 million pour que cela vous arrive » (sous entendu que nous étions dans une petite commune où il « n’y avait que » 200 interventions environ par an et que ce genre de situation est plutôt rare à notre époque). Cela se passait au mois de juin 1990, j’allais avoir 17 ans.

En janvier 1991, un soir où j’étais de garde, le bip sonne. Je me rends à la caserne, prends le message du Centre de transmission des appels et note le type d’intervention, l’adresse, etc… que je retransmets : « Départ VSAB (ambulance) pour accouchement chez Mme X, lieudit Y. Le Samu et le médecin de garde ont été prévenus ».

Ce jour-là j’étais en équipe avec mon papa et deux autres collègues masculins… Arrivés sur place, la future maman était allongée sur son canapé en plein travail. Mon fameux collègue qui avait posé LA question lors de notre formation, âgé de 17 ans lui aussi, a été pris de panique ! Impossible pour lui de rester près de la maman. Le médecin m’a alors demandé de l’assister. J’ai à ce moment là vécu mon tout premier accouchement !

Je garde de cet instant un souvenir ému et intact, et beaucoup de bonheur d’avoir eu la chance d’être en service ce soir-là. Il faut savoir que tout s’est très bien déroulé. Moins de 10 minutes après notre arrivée, la maman a mis au monde un joli petit garçon prénommé Sylvain, en pleine santé et dès lors que le Samu fut sur place, nous avons transporté la maman et son nourrisson à la maternité.

(…)

J’ai arrêté cette activité en 1997 avec soulagement mais aussi avec regrets. Je venais de m’installer avec mon ami à 80 km de la commune où j’exerçais et nous envisagions d’avoir un enfant. Il ne m’était plus possible d’être disponible pour cela.

10 ans plus tard en 2007… Le petit Sylvain a eu 16 ans. On ne s’est jamais rencontré, mais il sait qui je suis car son histoire lui a été raconté par ses parents puis mon papa et mes collègues le jour où il a fait le choix d’être Sapeur-Pompier Volontaire dans cette même commune.

Une impression que la boucle est bouclée…

Et une fois n’est pas coutume, je vais manquer très certainement de modestie en vous confiant cela, mais je me sens fière de ce que j’ai accompli durant ces années.

 

 

 

 

 

 



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